Un site qui ne rapporte rien ne se plaint pas : les visiteurs repartent simplement chez le concurrent. Vous ne le voyez jamais, parce que personne ne vous appelle pour vous dire qu’il a abandonné. Prenez votre téléphone, coupez le wifi pour être en 4G comme vos clients, et faites ces cinq vérifications.
1. Il met plusieurs secondes à s’afficher
Sur téléphone, en 4G, dans la rue : c’est là que vos clients vous cherchent. Si la page reste blanche plusieurs secondes, une bonne partie d’entre eux repartent avant de la voir.
Google a fixé un repère : le contenu principal d’une page devrait s’afficher en moins de 2,5 secondes (documentation de Google sur le LCP). Au-delà, il considère que l’expérience est à améliorer, et il en tient compte dans son classement, parmi d’autres critères.
Les causes les plus fréquentes : des photos trop lourdes envoyées telles quelles depuis l’appareil photo, un thème chargé d’animations et d’extensions, un hébergement bas de gamme. La plupart se corrigent sans tout refaire.
2. Il faut zoomer pour lire
Un site qui n’est pas pensé pour le téléphone oblige à pincer, zoomer, faire défiler de côté. Personne ne fait cet effort pour un artisan qu’il ne connaît pas encore.
Regardez aussi la taille des boutons. Un bouton trop petit, collé à un autre, augmente le risque de toucher le mauvais lien. Les règles d’accessibilité du web (WCAG 2.2) fixent un minimum de 24 pixels de côté pour une zone tactile (critère 2.5.8) et recommandent 44 pixels (critère 2.5.5, niveau renforcé). Vérifiez enfin le contraste : un texte gris clair sur fond blanc devient illisible en plein soleil, sur la terrasse d’un café du Vieux-Port.
3. On ne trouve pas votre numéro en cinq secondes
Le téléphone et le bouton de contact doivent être visibles tout de suite, et cliquables. Si vous devez chercher votre propre numéro, vos clients aussi.
Le test est simple : ouvrez votre page d’accueil sur votre téléphone et comptez. En cinq secondes, sans faire défiler, pouvez-vous appeler ? Le numéro doit lancer l’appel quand on le touche, et pas s’afficher comme une simple image. Ajoutez vos horaires et votre zone d’intervention à côté : le client sait tout de suite s’il peut vous joindre et si vous venez chez lui.
4. Les informations sont périmées
Horaires d’avant, tarifs d’il y a trois ans, « nouveautés » qui n’en sont plus : ça donne l’impression que l’entreprise n’existe plus.
Faites le tour de vos pages avec un œil de client. L’année en bas de page est-elle la bonne ? La photo de l’équipe montre-t-elle encore les bonnes personnes ? Les prestations que vous ne faites plus sont-elles toujours affichées ? Une information fausse coûte plus cher qu’une information absente : un client qui se déplace pour rien ne revient pas.
Si personne ne s’occupe de ces mises à jour, c’est le rôle d’une maintenance de site internet : un coup de fil, et l’horaire est changé.
5. Vous n’apparaissez pas sur Google
Tapez votre métier suivi de votre ville. Si vous êtes peu visible sur les recherches utiles à votre activité, examinez votre fiche et les pages concernées.
Exemple hypothétique : un électricien installé à Aytré tape « électricien Aytré », puis « électricien La Rochelle ». Sur la première recherche, il apparaît peut-être grâce à sa fiche Google. Sur la seconde, le résultat peut être différent, surtout si son site n’a qu’une seule page, sans le mot « La Rochelle » ni la liste de ses prestations.
Deux leviers, dans cet ordre : une fiche Google Business Profile complète (horaires, photos, zone, avis), puis un site avec une page par service et des textes qui parlent de votre zone. Le guide fiche Google pas à pas pour artisans détaille la première étape. C’est ce que je mets en place avec une création de site vitrine à La Rochelle.
Vérifier la vitesse, gratuitement
Google propose un outil gratuit, PageSpeed Insights : collez l’adresse de votre site, regardez le résultat sur mobile. Le score va de 0 à 100. En dessous de 50, le site est lent ; entre 50 et 89, il y a des choses à améliorer ; à partir de 90, c’est bon (barème de Lighthouse). Ne vous arrêtez pas au chiffre : l’outil liste aussi les causes, souvent des images trop lourdes.
Faites le test sur deux ou trois pages, pas seulement l’accueil : la page que vos clients voient le plus est parfois une page de service, arrivée directement depuis Google.
Faites le test avec quelqu’un d’autre
Vous connaissez votre site par cœur : vous savez où cliquer, vous ne lisez plus les textes. Demandez à un proche qui ne le connaît pas de faire trois choses sur son propre téléphone, sans votre aide :
- trouver ce que vous proposez et dans quelles communes vous intervenez ;
- trouver un ordre de prix, ou au moins savoir comment en obtenir un ;
- vous appeler ou vous écrire.
Regardez-le faire sans rien dire. Là où il hésite, vos clients hésitent aussi ; là où il abandonne, ils abandonnent. Ce petit test en dit souvent plus qu’un rapport technique.
Notez aussi le chemin qu’il a pris. S’il est passé par Google plutôt que par l’adresse de votre site, regardez sur quelle page il est arrivé : c’est souvent celle-là qu’il faut soigner en premier.
Le formulaire de contact, ce grand oublié
Dernière vérification, rapide : envoyez-vous un message avec votre propre formulaire. Arrive-t-il ? Dans quelle boîte ? Au bout de combien de temps ? Un formulaire cassé est invisible de l’extérieur : le client pense vous avoir écrit, vous ne recevez rien, et chacun pense que l’autre ne répond pas. Refaites le test après chaque changement de boîte e-mail ou d’hébergement.
Et ensuite ?
Si vous avez coché deux signes ou plus, votre site vous coûte probablement des clients. Selon son âge et son état, il peut suffire de l’alléger et de le mettre à jour, ou il vaut mieux le refaire en gardant ce qui marche : c’est tout l’objet d’une refonte de site internet, qui redirige vos anciennes pages pour limiter les risques lors du changement d’adresses.
Vous préférez qu’on regarde ensemble ? Demandez un audit gratuit, je vous explique le résultat en clair, avec les trois corrections les plus utiles dans l’ordre.



